EDITO


Comment admettre le désordre urbain ? Par définition, par nature, tout pouvoir s’y répugne. Il veut l’ordre, toujours et partout. Pourtant, se laisser déstabiliser par la créativité, bousculer par l’imagination, transporter par la transgression est à la fois perturbant mais aussi porteur d’interrogations utiles, de remises en cause fructueuses, de doute philosophique… Les artistes aussi par leur folie contribuent à faire émerger des solutions : que des idées s’élèvent au-dessus de la mousse.

Julien Bargeton, conseiller de Paris, premier adjoint à la mairie du XXe arrondissement, chargé de la culture, des finances et des budgets participatifs.

 

 

DÉSORDRE URBAIN / EDITION PARIS 2010, festival de performance, questionne les frontières visibles et invisibles, physiques et mentales, sociales, urbanistiques et historiques de Belleville à Philippe Auguste (métro ligne 2).

Dans ce périmètre, il y a 150 ans, le mur des fermiers généraux était abattu permettant ainsi l’agrandissement de Paris, la formation des vingt arrondissements, et la construction d’une nouvelle ère parisienne.

 

Un parcours de performance dans l'espace public, tout au long de la semaine convoque la ville, son quotidien, détourne les usages citoyens, ré-invente les relations sociales en milieu urbain.Avec une dose de désordre, cette manifestation propose une exploration sensible, poétique, subversive du territoire.

 

La performance est un acte artistique qui se nourrit du contexte tout en le modifiant. Ces formes hybrides, parfois proche du théâtre, de la danse, des arts urbains ou des arts visuels, conservent la vitalité de la ville dans son contexte.